Comment trouver le job idéal en communication au Québec

Jeune femme à la recherche d’un emploi

Lorsqu'on est français ou belge et qu'on immigre à Montréal ou ailleurs au Québec, trouver un emploi en marketing n'est pas aisé. Aucune réponse aux 100 messages envoyés hier et pourtant vos études et vos expériences indiquent bien que vous êtes le candidat idéal pour les postes auxquels vous avez appliqué. Mais alors qu'est-ce qui ne va pas? Le CV? La lettre de motivation? Découvrez nos conseils pour que vous trouviez le job idéal en communication.

Jeune femme à la recherche drsquo;un emploi
Crédits : Flore-Aël Surun

Les emplois dans la communication

Si votre domaine de compétence ou de formation permet à une personne ou entreprise de développer ou exprimer son image d'une quelconque manière, alors considérez-vous de ce domaine. GraphisteDéveloppeur web, graphiste, animateur, photographe, réalisateur vidéo, rédacteur, journaliste, traducteur, chargé de projets, commercial… la liste est longue. Si vous faites partie de la liste, nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne est qu'il y a beaucoup d'emplois dans ces domaines et que la demande continue de croître. La mauvaise est que 80 % de ces emplois ne sont pas publiés. Pour les dénicher, pas de panique, vous allez devoir être méthodique, organisé et déterminé.

Définir où on va

La première chose à faire avant d'aller sur le site internet d'Emploi Québec et d'envoyer vos CV tous azimuts est de définir vos ambitions, vos goûts et vos compétences. Prenez une feuille et écrivez. Allez-y, ne soyez pas timide!

Exemple :

  • J'aime programmer en PHP, ça me relaxe.
  • J'aime la couture
  • Je sais photographier les voitures de sport

Ensuite, imaginez les entreprises pour lesquelles vous aimeriez travailler. Dans certains cas, il vaut mieux raisonner en terme de projet. Ainsi, quels sont les projets sur lesquels vous aimez le plus travailler? Qu'est-ce qui vous stimule vraiment, ce qui vous épanouit? Mettez tout à plat. Pour finir, écrivez vos ambitions à court, moyen et long termes. Dressez-les sur le plan professionnel et personnel. Cette étape est très importante. C'est en se connaissant bien qu'on s'oriente de façon sûre. En relisant vos notes, déduisez vers où vous comptez aller. Il faut comprendre que si vous vous orientez vers ce que vous aimez, ce qui vous passionne ou épanouit, votre entourage et vos employeurs (ou clients) le ressentiront. Vous dégagerez de l'enthousiasme et une détermination inébranlable que, certes, vous ne remarquez pas nécessairement, mais qui se sentira. Loi de l'attraction Et si des pensées limitantes du type « non, mais jamais je pourrais y arriver » ou « un emploi pareil ne doit vraiment pas exister » vous viennent à l'esprit, tirez-leur la langue un bon coup, et continuez votre route. Viser l'idéal ne veut pas dire que vous l'aurez aussitôt, mais que vous atteindrez votre objectif, tôt ou tard. Pour ceux qui doutent de cela, allez donc voir ce que Google pourrait dire à ce sujet.

Travail autonome ou salarié?

Le travail autonome ou travail à la pige vous permet de travailler pour un client (et non un employeur) sous forme contractuelle. Vous définissez une période de travail, une rémunération et diverses conditions, puis vous êtes payé après que vous ayez facturé le client. Bref, vous êtes votre propre patron! Le rêve, n'est-ce pas? Or, ce qu'on oublie quand on effectue du travail autonome, ce sont les parties que personne n'aime, à savoir :

  • la sollicitation de clients
  • le service après-vente (si, si, vous en aurez!)
  • définir clairement ses services et leurs prix
  • définir des stratégies marketing en fonction de la demande et du marché global
  • faire de la veille concurrentielle
  • faire la comptabilité
  • s'occuper des taxes, si nécessaire
  • payer les impôts
  • réclamer les paiements clients en retard
  • … et on en passe!

Comprenez que cette façon de travailler est excellente et possède aussi un lot d'avantages considérable, notamment sur la flexibilité des horaires et la possibilité de travailler dans un domaine qui vous passionne. Si vous choisissez de faire du travail autonome, lisez notre article à ce sujet.

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Le travail autonome, un métier stressant et flexible – crédits : educaloi.ca
Nous vous conseillons aussi pour certains de ne pas hésiter à suivre une formation pour travailleurs autonomes. À Montréal, le SAJE propose des formations très intéressantes à ce sujet. Vous avez aussi beaucoup de blogues sur Internet publiant régulièrement des articles pour aider les travailleurs autonomes dans leurs problématiques. Si vous ne vous sentez pas d'attaque à prendre tant de responsabilités (et de liberté), optez pour un emploi en tant que salarié est judicieux. Cependant, prenez en compte que les offres d'emploi dans le domaine sont souvent saturées. Vous aurez plus de chance de trouver dans votre domaine, à la pige, plutôt qu'en tant que salarié.

Soigner sa présentation et mettre son costume de vendeur

Si vous souhaitez travailler dans la communication, alors votre présentation doit être impécable et refléter votre domaine au premier coup d’œil. Ainsi, nous vous conseillons de respecter les règles suivantes pour vous faire remarquer à coup sûr :

Plusieurs organismes peuvent vous aider à soigner votre présentation sur Montréal, l'OFII et la CITIM par exemple. Profitez-en dès que possible, c'est gratuit.

Mettez votre plus beau costume de vendeur! costume-super-150-alfredo-black

Que vous choisissiez de devenir travailleur autonome ou salarié, vous devrez considérer que vous êtes un professionnel avec un ou plusieurs services à vendre. Les entreprises veulent avant tout savoir quels bénéfices elles tireraient de signer un contrat avec vous. Ainsi, vous devrez savoir qui vous êtes, ce que vous voulez offrir, les avantages de vos services et les bénéfices pour les entreprises. La question revient souvent : « avantages et bénéfices de mon service, c'est la même chose, non? » Eh bien non! L'avantage démarque votre service de la concurrence tandis que le bénéfice est le bienfait qui découle de la caractéristique et de l'avantage de votre service.      

Exemple : Mon service est de développer de beaux sites internet sur WordPress. Ceci est mon service. Un des avantages de celui-ci est que WordPress possède un panneau d'administration agréable et facile d'utilisation. Le bénéfice pour le client est qu'il pourra gérer lui-même son contenu par exemple.

Maintenant que votre présentation est peaufinée et que votre costume est mis, allons démarcher un client ou chercher votre futur employeur.

Dénicher son futur client ou futur employeur

En tant que bon immigrant, le premier réflexe est d'aller chercher l'emploi idéal sur les banques d'emplois en ligne. C'est une solution envisageable, mais dans votre domaine, vous mettrez beaucoup d'énergie pour retour très aléatoire. Voici quelques méthodes pour trouver votre futur client ou employeur :

1) Armez-vous des Pages Jaunes et de Google

Il est temps de ressortir vos notes où vous avez tout mis à plat et de lister les entreprises qui pourraient entrer potentiellement dans vos critères. Faites une liste de 10 à 20 entreprises, classez-les par ordre de préférence puis étudiez-les un peu. Allez sur leurs sites Internet et leurs réseaux sociaux, regardez ce qu'elles font, leurs dernières actualités, les postes à pourvoir, etc. Ensuite, réfléchissez bien à ce que vous pourriez apporter à cette compagnie avec vos compétences. Listez tous les bénéfices de votre collaboration. Prenez en note les contacts apparents intéressants (chefs de RH, directeur/fondateur ou personne travaillant dans votre domaine). Puis contactez-les en favorisant le contact humain : allez-y en personne ou faites un appel téléphonique.

2) Faites du réseautage

Réseautage
Un exemple de réseautage de la BANFF 2013
Le réseautage est une pratique très courante au Québec et c'est l'occasion parfaite de rencontrer de nouveaux partenaires, des clients potentiels ou un employeur qui cherche à combler un poste. Beaucoup d'événements de réseautage sont accessibles sur Internet, d'autres moins. Pour optimiser vos chances, abonnez-vous aux infolettres d'organismes spécialisés dans votre branche, dans le secteur de vos clients ou sur l'entrepreneuriat. Si votre présentation est soignée, votre costume de vendeur est mis et que vous n'hésitez pas à vous faire remarquer lors de ces événements, vous accumulerez des contacts intéressants qui vous seront très utiles à court ou long termes. Ne négligez aucun contact, car celui-ci pourrait en connaître d'autres qui pourraient beaucoup vous intéresser.

3) Impliquez tout votre entourage

Parlez de l'emploi que vous convoitez tant ou des contrats que vous recherchez à tout votre entourage : lors d'une soirée, sur Facebook, à de nouvelles rencontres. C'est un excellent moyen de mettre au grand jour des emplois ou contrats bien dissimulés.

4) Faites des activités et/ou du bénévolat

S'inscrire à des activités, faire des loisirs ou du bénévolat est un très bon moyen de se faire de nouveaux contacts et saisir des opportunités cachées. Allez parler au monde, soyez naturel et stratégique à la fois.

5) Sites d'emplois et d'annonces

Sur Internet, vous avez plusieurs moyens de trouver un emploi, mais comme indiqué précédemment, le rapport énergies données/retours positifs est faible dans le domaine de la communication. Pour la recherche d'emploi, voici une courte liste de sites Internet que nous vous recommandons :

Pour le travail autonome, nous recommandons :

Une alternative très efficace pour les travailleurs autonomes sont les sites d'annonces connus, comme par exemple Kijiji et Craigslist. La demande étant très forte sur ces derniers, vous devrez vous démarquer en publiant une ou plusieurs annonces de façon stratégique pour obtenir des contrats potentiels. Pensez à utiliser des mots clés pertinents sur vos annonces.

Les petits conseils en plus

L'anglais, un grand atout

Parler anglais
Crédits : speakenglish.co.uk

Nous vous conseillons d'avoir un bon niveau en anglais, car vous pourriez tomber sur des clients ou des projets où l'anglais est de mise. Beaucoup d'organismes proposent des mises à niveau en anglais. N'hésitez pas à vous perfectionner ou à pratiquer. Le niveau bilingue n'est pas toujours un prérequis mais il est essentiel que vous sachiez lire, parler et comprendre l'anglais correctement.

Agence de communication

Faites-vous aider par une agence de communication pas chère pour soigner votre présentation. Vous n'avez pas idée à quel point votre e-réputation est importante ici. Mieux vous serez bien présenté, plus les opportunités viendront à vous, à moindre effort.

Adaptez votre attitude

Soyez professionnel et évitez les critiques désobligeantes ou l'arrogance. Vous en savez plus que votre client ou votre employeur? Très bien, vous pouvez lui en parler, mais restez bien à l'écoute vous aussi et ne forcez pas à ce qu'il adhère à votre avis nécessairement. Faites preuve d'humilité quand il le faut et portez un réel intérêt pour votre future entreprise ou client potentiel.

N'hésitez pas à commenter cet article si vous avez une remarque ou une question. Nous nous ferons un plaisir de vous répondre.

Bon courage pour votre parcours professionnel!

 

Alexandre

Rester après son PVT au Canada

Vancouver

PVT, alias Permis Vacances Travail est une grande opportunité pour mettre un pied au Canada, travailler, voyager, rencontrer du monde et sûrement commencer son installation en vue de la résidence permanente. Mais la question se pose souvent : comment faire pour rester au Canada après son PVT? Quelles sont les solutions possibles?

Découvrez 7 solutions extraites d’expériences vécues, de forums, de sites spécialisés et de règlements officiels.

Vue sur Vancouver

NOTE IMPORTANTE : Cet article a été rédigé en novembre 2013. Les règles sur le PVT et sur l’immigration canadienne pourraient avoir changé. Nous nous efforçons de garder cet article à jour mais si vous notez des changements ou des nouveautés, laissez un commentaire. Merci.

Sommaire :

Les 7 solutions : 

  • Jeune professionnels
  • Programme d’expérience québecoise – PEQ
  • Tourisme
  • Permis de travail fermé
  • Études
  • Renouvellement de PVT
  • L’office franco-québecois pour la jeunesse – OFQJ

En option :

  • Retour au bercail

En annexe :

  • Information : que faire si son PVT est expiré?
  • Derniers conseils pour un parcours sans danger
  • Liens utiles

Jeunes professionnels (solution nº 1)

C’est la solution la plus envisageable pour un français(amis belges, désolé!).

Le permis Jeunes professionnels est un permis délivré par l’EIC (Expérience International Canada), soumis à un quota et à plusieurs conditions.

Expérience international Canada

Ce permis est envisagé lorsque vous souhaitez vous perfectionner dans un domaine de compétence ou de formation précis. Il dure 18 mois maximum et la condition la plus « embêtante » à obtenir est d’avoir un emploi assuré pour vous au Canada.

Cela doit se prouver par une lettre d’offre d’emploi délivré par votre futur employeur qui ressemble en tous points à un contrat de travail classique.

Avec le JP, vous serez lié à l’employeur avec qui vous avez signé l’offre d’emploi. Ainsi, si vous démissionnez ou s’il vous licencie, vous pourrez rester sur le sol canadien jusqu’à la fin du permis, mais sans travailler*!

Vous n’avez par ailleurs pas le droit d’accepter un second emploi, ou même de travailler en tant que travailleur autonome ou entreprise individuelle.

Le délai d’obtention de ce permis est de 2 mois environ.

Informations et participation

*Certains forums indiquent des témoignages de titulaires de ce permis qui ont pu changer d’employeur, donc si cela vous arrive, il semble y avoir de l’espoir! L’article ne portant pas sur ce sujet, nous n’avons pas plus enquêté à ce sujet.

Programme d’expérience québécoise – PEQ (solution nº 2)

Valable uniquement pour ceux qui veulent vivre au Québec (pour les autres provinces, il faut voir les programmes proposés par les gouvernements provinciaux), ce programme est assez récent et permet d’obtenir une partie de votre résidence permanente de façon simplifiée et plus rapide.

Résumons rapidement comment obtenir sa résidence permanente pour le Québec :

Il y a 2 étapes : le CSQ qui atteste que le Québec vous accepte sur son sol et la partie fédérale (canadienne) qui est la véritable procédure de résidence permanente.
La première étape dure généralement une bonne année et la seconde moins d’un an (de 6 à 8 mois).

Il y a 2 bonnes nouvelles avec le PEQ :
– la première bonne nouvelle est qu’avec le PEQ, la première étape dure d’1 à 2 mois environ!
– la seconde est que si vous obtenez le PEQ et que vous lancez la procédure de résidence permanente, vous êtes éligible à un permis de travail fermé de 2 ans ne nécessitant pas d’avis sur le marché du travail (AMT)*. Génial, non?

Informations sur le permis de travail fermé

*Pour plus d’informations sur ce qu’est l’AMT, voir la partie « Permis de travail fermé », plus bas.

Bon, rien n’est encore gagné car il faut maintenant satisfaire aux conditions exigées.

Deux types de PEQ existent : celui pour les travailleurs qualifiés et ceux pour étudiants. Admettant que vous êtes PVTiste et que vous avez travaillé, nous allons nous pencher sur le PEQ pour travailleurs qualifiés (nous parlons du PEQ pour étudiants dans la partie Études, plus bas).

Deux conditions importantes filtrent beaucoup de PVTistes :

– avoir exercé un emploi admissible au PEQ
– et avoir occupé un ou des emplois de même nature durant au moins 12 des 24 derniers mois

Pour savoir si votre emploi est admissible, il faut consulter le tableau de CNP le plus récent, disponible sur le site de la RHDCC.

Étant donné que le PVT dure 12 mois (jusqu’à preuve du contraire!), il est donc difficile d’obtenir les 12 mois de travail continus.

Pour cela, vous avez 2 choix : soit obtenir le permis Jeunes Professionnels au sein d’un emploi de même type ou aller voir la partie Renouvellement de PVT ».

Il faut comprendre que le PEQ n’est pas comme le CSQ normal. La validation de votre dossier ne se fait pas sur barème de points, mais sur l’ensemble. Soit ça passe, soit ça casse! Et si ça casse, vous n’avez pas de seconde chance pour obtenir votre PEQ.

En revanche, sachez que si votre dossier de PEQ est refusé, vous pourrez demander le CSQ normal sans repayer de frais supplémentaires et sans renvoyer les documents déjà envoyés.

Informations sur le PEQ

Tourisme (solution nº 3)

Vous avez plus utilisé la partie « Travail » que « Vacances » de votre PVT? Il n’est pas trop tard; le visa Touriste est une solution! Seulement il ne s’obtient pas comme on veut; des procédures sont à suivre.

Chien de traineau - Chenil la poursuite
Le visa Touriste, une belle occasion d’essayer les activités typiques du Canada – Extrait du site Chenil la poursuite

Avec un visa Touriste vous avez la possibilité de résider sur le sol canadien durant 6 mois au maximum. Il peut même être renouvelé si vous vous y prenez bien!

Sachez tout d’abord que le visa Touriste ne s’obtient pas forcément en faisant l’aller-retour chez les voisins du Sud. Quelques chanceux ont réussi à l’obtenir, mais les douaniers américains n’aiment pas du tout ce genre de pratique.

Ce qui laisse deux solutions :

– Vous partez en vacances, rentrez dans votre pays d’origine un petit moment voir la famille puis revenez au Canada. S’agissant d’un voyage et non d’un simple « tour du poteau », le visa touristique vous sera donc octroyé sans discussion.
– Vous demandez le visa touristique via le site Internet d’Immigration Canada. Cette solution est bien celle qui demande le plus de courage, car elle requiert que vous remplissiez des formulaires (comme pour le PVT), scanniez quelques documents et envoyiez une preuve de fonds.
La procédure coûte à ce jour 75 $, voir même jusqu’à 200 $ si votre PVT a déjà expiré (voir le dernier point « Expiration de PVT » dans l’article).

Pour cette dernière solution, remplissez le questionnaire sur le site du CIC en suivant la procédure à suivre.

Permis de travail fermé (solution nº 4)

Le permis de travail fermé est délivré par Immigration Canada via votre actuel ou futur employeur, qui doit faire une demande pour vous pouvoir vous employer.

La procédure peut durer de 6 à 8 mois et nécessite, pour être valide, un avis sur le marché du travail (AMT) qui est très difficile à obtenir.
En gros, votre employeur doit prouver qu’aucun résident du Canada ou du Québec n’est à la hauteur du poste qu’il vous propose et que vous correspondez parfaitement à celui-ci.
Le gouvernement fait ensuite ses recherches et, si elle considère la demande fondée, délivre l’AMT.
En général, l’AMT est surtout délivré pour les emplois très spécialisés ou qualifiés. De plus, cette procédure est payante pour l’employeur (275 $). Vous aurez ainsi compris que peu d’entre eux utilisent ce procédé.

Cependant, certaines entreprises sont célèbres pour obtenir rapidement et facilement ce type de permis. Vous ne voyez pas? Allez, voici un indice : allez regarder du côté des entreprises dans le domaine du jeu vidéo.

Bref, ce permis à l’avantage d’être renouvelable et de pouvoir être valable jusqu’à 3 ans.
Pour le demander, il faut simplement le mentionner à votre futur employeur.

Études (solution nº 5)

Cela vous plairait de faire des études au Canada? Mais foncez, voyons!
Les études sur le sol canadien sont valorisées par vos futurs employeurs.

Permis d'études

Commencez par choisir votre école et votre formation, demandez votre permis d’études, faites le nécessaire pour payer les frais d’inscriptions et voilà le travail!

Demande du permis d’études et conditions

Durant vos études, vous aurez la possibilité de travailler à mi-temps, soit sur le campus (selon votre école) soit hors campus après 6 mois d’études, selon nos dernières sources.

Au terme de vos études, vous aurez un droit à demander un permis de travail post-diplôme : un permis de travail ouvert de 8 mois.

Informations et demande de permis post-diplôme

Vous avez aussi la possibilité de demander votre résidence permanente avec le Programme d’expérience québécoise, pour les résidents du Québec, au titre d’étudiant.

Le fonctionnement est le même que pour celui des travailleurs qualifiés sauf qu’il requiert un diplôme obtenu au Québec.

Informations et demande du PEQ étudiants

Renouvellement de PVT (solution nº 6)

Considérez cette méthode comme une de « secours ». Elle est peu connue mais peut s’avérer très utile.

Vous savez bien que le PVT ne peut être renouvelé; c’est inscrit en toutes lettres sur le site de l’Ambassade du Canada en France.
Seulement, aux yeux d’Immigration du Canada, il est considéré comme un permis de travail temporaire seulement.
Si l’idée est de prolonger votre PVT de 1 ou 2 mois le temps de trouver une solution, demandez le prolongement de votre permis de travail temporaire 15 jours avant la date d’expiration, sur le site d’Immigration Canada.

Faire une demande

Remplissez le questionnaire en étant honnête.
Il est indiqué qu’il est possible de le renouveler mais la procédure a un coût : 150 $.
Payez et envoyez la demande par voie postale (et non en ligne) pour avoir un temps de réponse plus long.

Entre le moment où vous envoyez la demande et celui où le courrier de refus de l’immigration vous arrive, vous aurez été en statut implicite.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le statut implicite, il indique que vous êtes en période de transition entre deux permis de travail. Dés le moment où vous faites une demande pour un renouvellement ou un nouveau visa, votre statut actuel est maintenu tant que vous n’avez pas reçu de réponse à votre demande.

Extrait du document officiel d’Immigration Canada

Le délai de réponse indiqué sur le site web du CIC est de 1 à 2 mois environ.
Veillez à remplir correctement le dossier et n’oubliez aucun document.
Seule la case du numéro de votre numéro d’Avis sur le Marché du Travail (AMT) ne sera pas remplie.

Le document de refus que le gouvernement vous enverra constitue une preuve que votre permis de travail sera terminé dès son envoi. Cela est mentionné dessus.
Cette méthode n’est pratiquement pas connue et a déjà été pratiquée.

L’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse – OFQJ (solution nº 7)

OFQJ

L’OFQJ est un office pour les Français qui s’intéressent au Québec.

Il existe un accord de mobilité appelé la MJT (Mobilité Jeunes Travailleurs).
Il s’agit d’un permis de travail fermé de 6 à 12 mois maximum, gratuit et soumis à un quota annuel. Il est idéal pour ceux qui ont déjà obtenu 2 permis de travail de l’EIC (PVT et JP par exemple).

Informations

Restez particulièrement alerte si vous vous intéressez à ce moyen car les quotas sont vite couverts (comme pour les PVT!).

Retour au bercail (en option)

Parfois, il faut savoir être raisonnable et choisir la décision la plus sage; le retour au pays d’origine doit être envisagé.
Lancez votre demande de résidence permanente classique et retournez dans votre pays d’origine durant la demande. Vous aurez moins de risques à prendre et rien ne vous empêche de revenir au Canada de temps à autre.

Retour au bercail
Photo de pvtistes.net

Information : que faire si son PVT est expiré? (annexe)

La première chose à faire si votre PVT a expiré est de cesser tout emploi ou travail de même nature (travail autonome).
La seconde est d’arrêter de paniquer!

Techniquement, vous avez 90 jours pour rétablir votre situation après expiration de votre statut. Vous demeurez alors sans statut valide durant ce temps.

Voir texte officiel (paragraphe Évaluation de l’admissibilité)

Il n’est pas conseillé de rester sans statut après votre PVT car cela peut vous occasionner bien des problèmea lors de vos futures démarches auprès du Canada. Faites au moins une demande pour demeurer en tant que touriste.

Note : faire une demande de résidence permanente (CSQ ou PEQ) ne vous permet pas de rester sans statut.

Sachez que si votre statut est expiré et que vous demandez un rétablissement de statut en tant que touriste, il faudra faire la demande exclusivement via la demande en ligne sur le site du CIC http://www.cic.gc.ca/francais/index-can.asp en remplissant le questionnaire de façon honnête.

Votre demande sera une « demande de rétablissement du statut comme visiteur » et, à ce jour, coûte 200 $.

Les documents que vous devrez apporter devront être pertinents et indiquer que vous souhaitez rester ici pour visiter ou vendre vos dernières affaires avant de repartir dans votre pays d’origine.

Derniers conseils pour un parcours sans danger (annexe)

Vérifiez toujours vos sources avant de prendre une décision au niveau de l’immigration.

Votre interlocuteur principal sera Immigration Canada et nul autre. L’ambassade du Canada en France ou le gouvernement du Québéc ne prévalent pas.

Ainsi, nous vous conseillons de leur poser toute question qui vous paraît utile, et posez là à 3 interlocuteurs différents! Vous aurez peut-être remarqué que les différents agents au téléphone peuvent se contredire; il est nécessaire d’user de bon sens selon ce que vous savez, ce que vous avez vu, les diverses expériences et les réponses déjà obtenues.

Liens utiles (annexe)

Le site de PVTISTES.NET propose des tutoriaux pour vos démarches, profitez-en.

Le site d’Immigration Canada

Le site du gouvernement du Québec

Si vous décelez des erreurs, des changements ou si vous avez d’autres idées à ajouter, n’hésitez pas à commenter cet article.

Bon courage dans vos démarches!

Bon courage dans vos démarches

Sources :

CIC.GC.CA
Employés d’Immigration Canada
Expérience de l’auteur de l’article et de ses proches
Forum Pvtistes.net

Alexandre